"L'énergie ne vaut rien..."
Je répète ici les propos de Jean-Marc Jancovici, car je ne cesse de vérifier à quel point c'est vrai. C'est un fait auquel je suis d'autant plus sensible car je suis énergéticien de formation.
Vous aurez remarqué que le rétrolien de ce cet article (le lien caché derrière le titre) vous mène vers un ancien billet du blog ? C'est normal, ce billet en est la suite quelquepart...
Vous n'arrivez pas à prendre conscience de la "gratuité" de l'énergie ? Dans un prochain billet, j'aborderais une ou deux question de vie quotidienne et de société allant dans ce sens.
Je vais donc droit au but : comment pourrait-on expliquer la taxation des carburants (au sens juridique du terme, afin de "mélanger" essence et diesel) ?
Vous savez, pour avoir lu mon blog, que l'État subventionne directement la pollution atmosphérique (au point de couper la branche sur laquelle il est assis - car les morts ne paient ni impôts, ni cotisations médicales et sociales, comme me la rappelé maïeutiquement mon cousin de 13 ans). Il fait même mieux. Il vend des liasses de billets de 50€ à 50€ la liasse.
Comme vous le montreront les chiffres Wikipédia (ou d'autres sources plus sérieuses si vous êtes spécialistes en la matière), le gazole est beaucoup plus énergétique que l'essence. Il y a même un facteur 2, considérations de densité prises à part. Pourtant, on paie le gazole 10% moins cher au litre (pas au kilo) ! Je rappelle que la masse est plus à même de mesurer les quantités de matières, mais on me rétorquera bien trop vite que cette précision est superflue.
Plutôt que de parler de billet de 50€, il serait plus juste de parler de ballots de pièces de 50 cents, non ?
Les billets, c'est pour plus tard...Quand le pétrole "se fera rare" (je vous rappelle que cela commencera essentiellement à cause de la diminution du quota par tête, le plateau de production étant relativement stable, avec une démographie en croissance "stable" également). Et là tout à coup, une envie irresistible vous prend de jeter un oeil au rétrolien pour comprendre où je veux en venir : "les diésélistes d'abord"....Quand les pièces deviendront des billets, la France, bien qu'étant à côté de la plaque sur certaines considérations, ne facturera plus ses billets "à la liasse". Et qui se mangera le sévère coup de baton ? J'en profite pour dédicasser ce billet "au meutrier fou en Clio 2 blanche pressé de passer avant la fermeture de la barrière du passage à niveau" (vu que je portais ma combinaison ce jour là, il se reconnaîtra s'il tombe sur ce site). Je penserais à lui lorsqu'il voudra vendre son tas de ferraille dans quelques années...
lundi 6 septembre 2010
vendredi 13 août 2010
Carfree : Pic de pétrole et décroissance
Voici comme promis un article intéressant de Carfree.
Certains lui trouveront un air de déjà vu...Explication :
La situation de diesel, en particulier en France, est catastrophique. Bien qu'ils semblerait qu'on ait touché le fond et que nous remontons petit à petit (Voir ici - désolé, j'étais tombé sur un rapport plus complet et plus parlant mais je ne le retrouve plus), ce n'est pas (forcément) vrai dans les pays les moins réfractaires au diesel comme aux States (désolé, là je balance un pavé dans la marre, pas encore de sources donc, je créerais une section détaillée là dessus, "le diesel à l'international")
Dans mes moments de d'errance, je me surprends à considérer que la situation est vraiment désespérée....Alors pour me remonter le moral, je me passe une conférence comme celle présentée dans le rétrolien.
Plutôt que de m'apitoyer sur le sort des malheureux du Pakistan, ou d'Haïti (malheureux ponctuels), ou de la faim et la maladie dans le monde (malheureux permanents), dont les effets sur nos sociétés sont, avouons-le, au combien limités, rien de tel qu'un "bien fait pour nous", où là tout de suite, on se sent un peu plus concerné.
À venir, deux ou trois articles dans ce genre, avant d'aborder - Ô scandale - les méfaits de l'Automobile dans notre société (à avoir en tête même pour le passionné que je suis).
Bonne conférence...
Certains lui trouveront un air de déjà vu...Explication :
La situation de diesel, en particulier en France, est catastrophique. Bien qu'ils semblerait qu'on ait touché le fond et que nous remontons petit à petit (Voir ici - désolé, j'étais tombé sur un rapport plus complet et plus parlant mais je ne le retrouve plus), ce n'est pas (forcément) vrai dans les pays les moins réfractaires au diesel comme aux States (désolé, là je balance un pavé dans la marre, pas encore de sources donc, je créerais une section détaillée là dessus, "le diesel à l'international")
Dans mes moments de d'errance, je me surprends à considérer que la situation est vraiment désespérée....Alors pour me remonter le moral, je me passe une conférence comme celle présentée dans le rétrolien.
Plutôt que de m'apitoyer sur le sort des malheureux du Pakistan, ou d'Haïti (malheureux ponctuels), ou de la faim et la maladie dans le monde (malheureux permanents), dont les effets sur nos sociétés sont, avouons-le, au combien limités, rien de tel qu'un "bien fait pour nous", où là tout de suite, on se sent un peu plus concerné.
À venir, deux ou trois articles dans ce genre, avant d'aborder - Ô scandale - les méfaits de l'Automobile dans notre société (à avoir en tête même pour le passionné que je suis).
Bonne conférence...
samedi 17 juillet 2010
Chartre de la B.A.D
Alors que je pensais être un anonyme complet, beaucoup de gens me reconnaissent dans la rue, et mes cartes de visite commencent à partir comme des petits pains !
Seulement, je présente également l'adresse de la Brigade Anti-Diesel sur ma carte de visite, aussi me demande-t-on "Qu'est-ce que c'est la B.A.D ?"
Loin de moi l'idée de faire doublon avec la page Wikipédia, ni même de faire un résumé trop court dénué de sens, je vais reprendre ici un texte rédigé par l'un des membres, joujs, Porte-parole de la BAD :
La BAD est une communauté libre et militante. Elle est née en 2004 de la lassitude de membres dehttp://forum-auto.com à constater l’omnipotence des véhicules à moteur diesel, se traduisant par une écrasante supériorité sur le marché, et une certaine suffisance de la part des utilisateurs, lorsqu’il s’agit de remettre en question leur choix, quelle qu’en soit la manière et l’esprit. L’automobile étant un sujet hautement passionnel, les discussions entre membres de la BAD et « mazouteux » ont été (et sont encore…) assez virulentes, distillant une ambiance délétère sur des topics de FA parfois purement et simplement gâchés.
Ainsi, la BAD possède maintenant son forum, ce qui lui confère une ampleur, une indépendance et une liberté accrue. Il ne s’agit en aucun cas de critiquer ici forum-auto ou ses modérateurs pour le tort qu’ils ont pu faire à nos membres les plus attachés à leurs idées et à leur propagation. D’ailleurs, en général, en cas de « fight » entre nous et les « mazouteux », les modérateurs choisissent de sanctionner les deux parties. Ceci étant, la critique est toujours possible à ce sujet, tant qu’elle reste bon enfant et raisonnable. Au moins, en discuter permettra au membre mortifié d’évacuer ce sentiment d’injustice, suscité par la sanction d’un personnage intouchable, avec lequel il est de toutes façons inutile et impossible de palabrer à ce sujet.
Le forum de la BAD doit être à l’image des membres qui ont fait son prestige. La mauvaise foi est bienvenue, mais l’autodérision doit être notre maître-mot, ce qui nous différenciera aisément des mazouteux de la pire espèce. De plus, il serait intéressant que nos membres se tiennent au courant des dernières évolutions en matière de systèmes antipollution, des derniers mensonges utilisés par les publicitaires utilisés pour diriger leur troupeau de moutons préféré vers sa camelote, ainsi que des comportements de nos voisins européens, qu’il s’agisse d’attitude de consommateurs, ou étatiques. Comme nous le verrons, les institutions tiennent un rôle prépondérant dans « l’invasion dieseliste ». Ensuite, les constructeurs n’ont plus qu’à s’engouffrer dans la brèche.
La BAD n’entend évidemment pas engendrer d’actes hostiles concrets, comme cela a pu se voir à l’encontre des possesseurs de 4x4 urbains, notamment. Cependant, nous réclamons une réflexion approfondie, sans langue de bois, sur cette spécificité française qui conduit les deux tiers de nos compatriotes acheteurs d’une voiture neuve chaque année, à choisir le diesel.
Cette tendance, à la base, n’a naturellement rien d’une mode. La différence de prix au litre est instituée légalement, par une différence de taux de la TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers) appliqué à l’essence et au diesel, en faveur de ce dernier. Cette inégalité est absolument injustifiable dans le cadre d’une utilisation particulière. D’ailleurs, la cour des comptes, dans son 23ème rapport remis au Pésident de la République, le 08 septembre dernier, recommande d'unifier les taux de TIPP car "le différentiel de taux existant actuellement ne peut être justifié par l'effet induit sur la pollution". Pour info, le taux est de 286% pour l'essence, et de 194% pour le diesel. (chiffres de 2003)
L’existence d’un carburant moins cher, à des fins professionnelles, qu’il s’agisse de transport routier de frêt ou de personnes, est nécessaire, mais doit s’accompagner de l’utilisation accrue de dispositifs anti-pollution, notamment pour les bus et cars, a fortiori en milieu urbain.
Finalement, jusqu’à la hausse exponentielle des carburants, pouvait-on en vouloir à nos compatriotes de pencher pour le diesel ? En général, l’automobiliste de base regarde plus son porte-monnaie que le plaisir que va lui procurer une auto. Il fut un temps où, à partir d’un certain seuil, l’achat d’un diesel n’était pas un mauvais calcul, si l’on abandonnait toute notion de plaisir de conduire et de bonheur « auditif ».
Depuis la hausse des prix du carburant, le seuil de rentabilité des véhicules à moteur diesel ne cesse d’être repoussé, au bénéfice de l’essence. Cependant, sentant à juste titre la manne possible provenant de cette « injustice légale », les constructeurs automobiles ont investi des sommes colossales pour sortir le diesel de son ornière conceptuelle dans le cas d’une utilisation routière et touristique. Ces recherches ont porté leurs fruits. Certains modèles atteignent maintenant des performances tout à fait intéressantes, si l’on prend soin de ne s’intéresser qu’aux chiffres. Avec cela sont apparus dans à peu près toutes les gammes, des modèles diesel à la présentation passablement « coursifiée » et valorisante, agrémentant la méprise et le fourvoiement des consommateurs abusés.
Instigateurs de campagnes publicitaire agressives et gratifiantes pour les possesseurs de diesel, les constructeurs ont institué une tendance qui ne demandait qu’à éclore. L’idée selon laquelle une motorisation diesel serait l’égale absolue d’une essence équivalente, en termes de performances et d’agrément. Accompagnée bien évidemment des avantages de prix du carburant, mais aussi d’une fiabilité supérieure, et d’une côte plus importante à la revente, elle-même amplifiée par cette tendance.
L’augmentation du parc de véhicules diesel n’était pas sans conséquence sur l’environnement. Les pouvoirs publics commençaient de s’en inquiéter. Les constructeurs se lancèrent alors dans de coûteuses recherches pour réduire l’émission de particules microscopiques extrêmement nocives, spécifique au diesel. Le filtre à particules (FAP), d’abord réservé aux modèles de haut de gamme, tend maintenant à se généraliser à toutes les gammes. Un argument de plus dans les publicités pro-diesel. La conscience du français moyen est ainsi délestée de son ultime écueil dans le choix d’un diesel. Ça ne pollue plus !
Du moins selon la majorité des études, majoritairement financées par les constructeurs eux-mêmes. En réalité, les diesels émettent également du NOX, substance influençant grandement le réchauffement de la planète. L’émission de cette substance par les véhicules à essence est sensiblement réduite. Leur étude mérite encore d’être poursuivie, mais les fonds, il est permis de le supposer, doivent manquer, à la différence des recherches sur les particules, le FAP étant présenté comme la solution miracle.
Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Les acheteurs lambda prennent la publicité pour argent comptant. Ce qui nous donne le résultat suivant. Le diesel est moins polluant que l’essence, plus performant, plus rentable (consommation inférieure), et se revend mieux. D’où l’émergence d’un discours qui, non seulement est erroné, mais en plus, émane de personnes de plus en plus nombreuses qui le resservent en permanence, avec la certitude qui sied aux ignorants.
Et c’est exactement cela qui est à l’origine de l’existence de la BAD. Car la hausse du prix du pétrole n’a pas freiné ce coupable engouement. Pire, il ne cesse de se poursuivre, malgré un seuil de rentabilité de plus en plus haut. Il est impossible d’envisager que les deux tiers des automobilistes français détenteurs d’une voiture neuve amortissent leur véhicule. Le diesel est devenu à la mode, et le TDI a supplanté le GTI dans le cœur de bien des jeunes qui suivent le morne chemin de leurs parents. Et bien souvent avec la même confiance aveugle.
La BAD se propose de partir en guerre contre les mazouteux ignorants et prétentieux. Il est temps de remettre les choses à leur place. L’hégémonie du diesel est de moins en moins justifiable. Pourtant, elle se poursuit allègrement, poussée en cela par les stratégies des constructeurs qui souhaitent amortir au mieux les investissements considérables réalisés pour sortir le diesel de son ornière agricole et industrielle, pour laquelle ses caractéristiques d’origine le prédestinaient parfaitement. Consommation réduite, couple important et puissance maximale atteints dès des régimes bien inférieurs à ceux proposés par l’essence, d’où une fiabilité accrue et appropriée pour le transport de masses élevées et tout travaux de force. Les véhicules actuels sont des hybrides dont la configuration et l’utilisation sont en dehors de toute logique rationnelle.
Pourtant, les possesseurs de véhicules de ce genre, dont les performances renforcent l’illusion, pensent être au volant de véritables automobiles sportives, dont la zone rouge commence malheureusement, à 4500 tours/minute… En même temps, c’est heureux. Le bruit, déjà sans aucune noblesse quel que soit celle de l’architecture du moteur ou sa cylindrée, deviendrait à des régimes plus élevés, humainement insupportable. Et ce sifflement de turbine. Il n’y a plus que cela. Effectivement, en écrasant le pied droit, l’auto prend de la vitesse. Mais le plaisir d’une vraie automobile sportive s’accompagne aussi de caractéristiques incompatibles avec le diesel. Sans entrer dans des caractéristiques qui de toutes façons diffèrent en fonction des modèles, le bruit, avec un bon moteur essence, peut être qualifié de son, ce qu’aucun diesel ne peut proposer. De même, la puissance et les sensations de conduite ne sont pas distillées de la même manière. Même un conducteur sportif atteint de surdité ne s’y méprendrait pas.
L’hypocrisie des pouvoirs publics et des publicitaires est complaisamment reprise par les possesseurs de diesels, et clients d’un système qui ne souhaite que les ponctionner. La BAD souhaite remettre les choses au clair, pour en finir avec ce discours inexact, injuste, et insupportable. Surtout que les investissements colossaux pour l’étude de moteurs diesel plus performants se sont faits au détriment de l’essence, devenu parent pauvre, pourtant loin d’avoir atteint ses limites de progression.
Les membres de FA intéressés, prenant peu à peu conscience de ce problème au travers des discussions plus ou moins animées auxquels ils prenaient part, et du fait qu’ils étaient bien plus nombreux qu’ils le pensaient, ont décidé de se fédérer. Cependant, la charte de FA empêchant les membres de la BAD de s’exprimer comme ils l’entendaient, la création de ce forum indépendant s’imposait.
Il doit être à l’image de la BAD. Intransigeant et plein d’humour, irrévérencieux et imperméable aux pensées prémâchées. Ce forum est celui de tous ceux qui, s’ils ne souhaitent pas nécessairement s’opposer violemment au diesel, souhaitent entamer une réflexion à ce sujet. En plus d’être nécessaire, elle semble, avec ce rapport de la cour des comptes, appelée à se traduire à plus ou moins long terme dans la législation, si toutefois le pouvoir politique parvient à faire abstraction du lobby des constructeurs, qui ne manquera pas de faire pression pour que la situation perdure. Après tout, les politiques sont coupables de cette dérive, il leur appartient maintenant de rétablir la vérité. La BAD suit cela de très près, et tous nos membres sont fortement incités à faire partager aux autres toute information susceptible d’alimenter notre réflexion, ou de nous énerver fortement, ce qui risque d’arriver le plus souvent !
Joujs, Porte-Parole de la BAD.
Seulement, je présente également l'adresse de la Brigade Anti-Diesel sur ma carte de visite, aussi me demande-t-on "Qu'est-ce que c'est la B.A.D ?"
Loin de moi l'idée de faire doublon avec la page Wikipédia, ni même de faire un résumé trop court dénué de sens, je vais reprendre ici un texte rédigé par l'un des membres, joujs, Porte-parole de la BAD :
La BAD est une communauté libre et militante. Elle est née en 2004 de la lassitude de membres dehttp://forum-auto.com à constater l’omnipotence des véhicules à moteur diesel, se traduisant par une écrasante supériorité sur le marché, et une certaine suffisance de la part des utilisateurs, lorsqu’il s’agit de remettre en question leur choix, quelle qu’en soit la manière et l’esprit. L’automobile étant un sujet hautement passionnel, les discussions entre membres de la BAD et « mazouteux » ont été (et sont encore…) assez virulentes, distillant une ambiance délétère sur des topics de FA parfois purement et simplement gâchés.
Ainsi, la BAD possède maintenant son forum, ce qui lui confère une ampleur, une indépendance et une liberté accrue. Il ne s’agit en aucun cas de critiquer ici forum-auto ou ses modérateurs pour le tort qu’ils ont pu faire à nos membres les plus attachés à leurs idées et à leur propagation. D’ailleurs, en général, en cas de « fight » entre nous et les « mazouteux », les modérateurs choisissent de sanctionner les deux parties. Ceci étant, la critique est toujours possible à ce sujet, tant qu’elle reste bon enfant et raisonnable. Au moins, en discuter permettra au membre mortifié d’évacuer ce sentiment d’injustice, suscité par la sanction d’un personnage intouchable, avec lequel il est de toutes façons inutile et impossible de palabrer à ce sujet.
Le forum de la BAD doit être à l’image des membres qui ont fait son prestige. La mauvaise foi est bienvenue, mais l’autodérision doit être notre maître-mot, ce qui nous différenciera aisément des mazouteux de la pire espèce. De plus, il serait intéressant que nos membres se tiennent au courant des dernières évolutions en matière de systèmes antipollution, des derniers mensonges utilisés par les publicitaires utilisés pour diriger leur troupeau de moutons préféré vers sa camelote, ainsi que des comportements de nos voisins européens, qu’il s’agisse d’attitude de consommateurs, ou étatiques. Comme nous le verrons, les institutions tiennent un rôle prépondérant dans « l’invasion dieseliste ». Ensuite, les constructeurs n’ont plus qu’à s’engouffrer dans la brèche.
La BAD n’entend évidemment pas engendrer d’actes hostiles concrets, comme cela a pu se voir à l’encontre des possesseurs de 4x4 urbains, notamment. Cependant, nous réclamons une réflexion approfondie, sans langue de bois, sur cette spécificité française qui conduit les deux tiers de nos compatriotes acheteurs d’une voiture neuve chaque année, à choisir le diesel.
Cette tendance, à la base, n’a naturellement rien d’une mode. La différence de prix au litre est instituée légalement, par une différence de taux de la TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers) appliqué à l’essence et au diesel, en faveur de ce dernier. Cette inégalité est absolument injustifiable dans le cadre d’une utilisation particulière. D’ailleurs, la cour des comptes, dans son 23ème rapport remis au Pésident de la République, le 08 septembre dernier, recommande d'unifier les taux de TIPP car "le différentiel de taux existant actuellement ne peut être justifié par l'effet induit sur la pollution". Pour info, le taux est de 286% pour l'essence, et de 194% pour le diesel. (chiffres de 2003)
L’existence d’un carburant moins cher, à des fins professionnelles, qu’il s’agisse de transport routier de frêt ou de personnes, est nécessaire, mais doit s’accompagner de l’utilisation accrue de dispositifs anti-pollution, notamment pour les bus et cars, a fortiori en milieu urbain.
Finalement, jusqu’à la hausse exponentielle des carburants, pouvait-on en vouloir à nos compatriotes de pencher pour le diesel ? En général, l’automobiliste de base regarde plus son porte-monnaie que le plaisir que va lui procurer une auto. Il fut un temps où, à partir d’un certain seuil, l’achat d’un diesel n’était pas un mauvais calcul, si l’on abandonnait toute notion de plaisir de conduire et de bonheur « auditif ».
Depuis la hausse des prix du carburant, le seuil de rentabilité des véhicules à moteur diesel ne cesse d’être repoussé, au bénéfice de l’essence. Cependant, sentant à juste titre la manne possible provenant de cette « injustice légale », les constructeurs automobiles ont investi des sommes colossales pour sortir le diesel de son ornière conceptuelle dans le cas d’une utilisation routière et touristique. Ces recherches ont porté leurs fruits. Certains modèles atteignent maintenant des performances tout à fait intéressantes, si l’on prend soin de ne s’intéresser qu’aux chiffres. Avec cela sont apparus dans à peu près toutes les gammes, des modèles diesel à la présentation passablement « coursifiée » et valorisante, agrémentant la méprise et le fourvoiement des consommateurs abusés.
Instigateurs de campagnes publicitaire agressives et gratifiantes pour les possesseurs de diesel, les constructeurs ont institué une tendance qui ne demandait qu’à éclore. L’idée selon laquelle une motorisation diesel serait l’égale absolue d’une essence équivalente, en termes de performances et d’agrément. Accompagnée bien évidemment des avantages de prix du carburant, mais aussi d’une fiabilité supérieure, et d’une côte plus importante à la revente, elle-même amplifiée par cette tendance.
L’augmentation du parc de véhicules diesel n’était pas sans conséquence sur l’environnement. Les pouvoirs publics commençaient de s’en inquiéter. Les constructeurs se lancèrent alors dans de coûteuses recherches pour réduire l’émission de particules microscopiques extrêmement nocives, spécifique au diesel. Le filtre à particules (FAP), d’abord réservé aux modèles de haut de gamme, tend maintenant à se généraliser à toutes les gammes. Un argument de plus dans les publicités pro-diesel. La conscience du français moyen est ainsi délestée de son ultime écueil dans le choix d’un diesel. Ça ne pollue plus !
Du moins selon la majorité des études, majoritairement financées par les constructeurs eux-mêmes. En réalité, les diesels émettent également du NOX, substance influençant grandement le réchauffement de la planète. L’émission de cette substance par les véhicules à essence est sensiblement réduite. Leur étude mérite encore d’être poursuivie, mais les fonds, il est permis de le supposer, doivent manquer, à la différence des recherches sur les particules, le FAP étant présenté comme la solution miracle.
Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Les acheteurs lambda prennent la publicité pour argent comptant. Ce qui nous donne le résultat suivant. Le diesel est moins polluant que l’essence, plus performant, plus rentable (consommation inférieure), et se revend mieux. D’où l’émergence d’un discours qui, non seulement est erroné, mais en plus, émane de personnes de plus en plus nombreuses qui le resservent en permanence, avec la certitude qui sied aux ignorants.
Et c’est exactement cela qui est à l’origine de l’existence de la BAD. Car la hausse du prix du pétrole n’a pas freiné ce coupable engouement. Pire, il ne cesse de se poursuivre, malgré un seuil de rentabilité de plus en plus haut. Il est impossible d’envisager que les deux tiers des automobilistes français détenteurs d’une voiture neuve amortissent leur véhicule. Le diesel est devenu à la mode, et le TDI a supplanté le GTI dans le cœur de bien des jeunes qui suivent le morne chemin de leurs parents. Et bien souvent avec la même confiance aveugle.
La BAD se propose de partir en guerre contre les mazouteux ignorants et prétentieux. Il est temps de remettre les choses à leur place. L’hégémonie du diesel est de moins en moins justifiable. Pourtant, elle se poursuit allègrement, poussée en cela par les stratégies des constructeurs qui souhaitent amortir au mieux les investissements considérables réalisés pour sortir le diesel de son ornière agricole et industrielle, pour laquelle ses caractéristiques d’origine le prédestinaient parfaitement. Consommation réduite, couple important et puissance maximale atteints dès des régimes bien inférieurs à ceux proposés par l’essence, d’où une fiabilité accrue et appropriée pour le transport de masses élevées et tout travaux de force. Les véhicules actuels sont des hybrides dont la configuration et l’utilisation sont en dehors de toute logique rationnelle.
Pourtant, les possesseurs de véhicules de ce genre, dont les performances renforcent l’illusion, pensent être au volant de véritables automobiles sportives, dont la zone rouge commence malheureusement, à 4500 tours/minute… En même temps, c’est heureux. Le bruit, déjà sans aucune noblesse quel que soit celle de l’architecture du moteur ou sa cylindrée, deviendrait à des régimes plus élevés, humainement insupportable. Et ce sifflement de turbine. Il n’y a plus que cela. Effectivement, en écrasant le pied droit, l’auto prend de la vitesse. Mais le plaisir d’une vraie automobile sportive s’accompagne aussi de caractéristiques incompatibles avec le diesel. Sans entrer dans des caractéristiques qui de toutes façons diffèrent en fonction des modèles, le bruit, avec un bon moteur essence, peut être qualifié de son, ce qu’aucun diesel ne peut proposer. De même, la puissance et les sensations de conduite ne sont pas distillées de la même manière. Même un conducteur sportif atteint de surdité ne s’y méprendrait pas.
L’hypocrisie des pouvoirs publics et des publicitaires est complaisamment reprise par les possesseurs de diesels, et clients d’un système qui ne souhaite que les ponctionner. La BAD souhaite remettre les choses au clair, pour en finir avec ce discours inexact, injuste, et insupportable. Surtout que les investissements colossaux pour l’étude de moteurs diesel plus performants se sont faits au détriment de l’essence, devenu parent pauvre, pourtant loin d’avoir atteint ses limites de progression.
Les membres de FA intéressés, prenant peu à peu conscience de ce problème au travers des discussions plus ou moins animées auxquels ils prenaient part, et du fait qu’ils étaient bien plus nombreux qu’ils le pensaient, ont décidé de se fédérer. Cependant, la charte de FA empêchant les membres de la BAD de s’exprimer comme ils l’entendaient, la création de ce forum indépendant s’imposait.
Il doit être à l’image de la BAD. Intransigeant et plein d’humour, irrévérencieux et imperméable aux pensées prémâchées. Ce forum est celui de tous ceux qui, s’ils ne souhaitent pas nécessairement s’opposer violemment au diesel, souhaitent entamer une réflexion à ce sujet. En plus d’être nécessaire, elle semble, avec ce rapport de la cour des comptes, appelée à se traduire à plus ou moins long terme dans la législation, si toutefois le pouvoir politique parvient à faire abstraction du lobby des constructeurs, qui ne manquera pas de faire pression pour que la situation perdure. Après tout, les politiques sont coupables de cette dérive, il leur appartient maintenant de rétablir la vérité. La BAD suit cela de très près, et tous nos membres sont fortement incités à faire partager aux autres toute information susceptible d’alimenter notre réflexion, ou de nous énerver fortement, ce qui risque d’arriver le plus souvent !
Joujs, Porte-Parole de la BAD.
jeudi 15 juillet 2010
Introduction aux bonnes trouvailles
Je risque d'en choquer plus d'un avec ce billet, mais j'ai de bonnes raisons de le faire.
Je compte reprendre une série d'articles tirés du site carfree ! Je suis tombé sur de trop nombreuses belles trouvailles pour ne pas vous inviter à y aller. Au début, je considérais ce mouvement comme un mouvement extrémiste. Puis, quelques perles aidant, j'ai compris qu'une critique d'un tel niveau (si elle est justifié, et ce n'est selon moi pas toujours le cas), ne peut que nous aider à nous améliorer.
Pour les plus impatients d'entre vous, foncez visiter ce site. Si j'en dégoûte quelques uns de l'automobile, je considèrerais presque cela comme une bonne action, laissant la "question" aux puristes.
Pour les plus réticents, pour ceux qui ne peut s'empêcher de faire le rapprochement avec un parti politique extrémiste, pas de problème, je vais mettre les mains dans le cambouis (c'est le cas de le dire !) pour vous sortir des articles qui achèveront de vous convaincre.
Bonne lecture ou à bientôt !
Introduction à la question crutial : "pourquoi nous fait-on passer des vaissies pour des lanternes ?"
À force de courir plusieurs champs d'investigation à la fois, il m'est impossible de publier un seul article !
Je souhaite ouvrir une réflexion sur le surcoût de rouler au diesel. Il ne faut pas se leurrer, en effet, presque systématiquement, c'est bien d'un surcoût qu'il s'agit.
Première approche dans ce billet, le choix du diesel comme choix économique : Vous souhaitez investir dans un véhicule diesel "pour faire des économies ?"
Si vous êtes comme 9 français sur 10, attendez-vous à avoir de TRÈS mauvaises surprises.
Les exceptions pourront quant à elle se poser des questions d'ordre éthique, à savoir si elles sont prêtes à endosser la responsabilité directe de plusieurs morts par ans et autres effets indésirable.
Pour les morts, je parle bien de morts directs, de noms concrets que l'on pourrait ôter de la liste annuel des victimes de la pollution atmosphérique, voilà ce qu'ils devraient se dire : "En première approximation, combien de personne vais-je tuer en sachant que le parc français fait 30 millions de véhicules, dont 70% diesel, en roulant trois fois plus que la moyenne française, c'est à dire 45 000 km/an (seuil mini de rentabilité dans les configurations les plus "optimistes"), en sachant que ces 21 millions de véhicules diesel à 15 000 km/an tuent déjà 30 000 personnes par an ?"
Première piste : ici (également en rétrolien)
Attention, je vous préviens tout de suite, n'utilisez pas ce site pour vous donner bonne conscience ! D'une part, ils ont le culot de mettre la consommation et la pollution sur le même plan, comme pour dire "de la Vodka ou du jus de raisin, au fond, c'est pareil", et de se contredire après (ils mettent en gras les mots "maladies respiratoires, cancers, toxique"...après ça, suis-je autorisé à boire ma Vodka sans modération ?). En survolant la notice, on est presque tenter de se dire que choisir de rouler au diesel, c'est aussi anodin que choisir d'avoir la clim ou pas. C'est vrai qu'ils parlent de gaz à effet de serre pour cette dernière....Mais ils ne parlent pas assez des milliers de morts par an, de catastrophe sanitaire (eh oui, il n'y a pas que les morts !), des dommages environnementaux autres que "les gaz à effets de serre" (je me contente de rappeler les pluies acides, je commence à me lasser des énumérations)...
À défaut d'utiliser ce site pour vous donner bonne consciences, utilisez-le pour avoir la réponse à la fameuse question : "mais mince ! je ne comprends toujours pas où est-ce que part le tiers de ma paye !...."
Il est question que j'affine les points abordés ici (et les chiffres, les calculs, les sources...) dans de prochains billets.
La prochaine approche sera "historique"/contextuelle : pourquoi considère-t-on que rouler au diesel revient moins cher ? Comme je l'ai découvert, cette idée reçue ne vient pas que du prix à la pompe. D'ores-et-déjà, notez que ma source en rétrolien, qui tente tant bien que mal de mettre le diesel sur le même pied d'égalité que l'essence, le GPL, le GNV, l'Hybride et l'électrique...montre bien que le budget carburant ne dépasse pas 30% du budget total (cf "la réponse à la fameuse question", plus haut dans le texte).
mercredi 28 avril 2010
Pétition "contre le diesel qui est hautement cancérigènes"
Voici la première pétition que je vois sur le sujet, je salue l'initiative de notre confrère Francois Minne (certains auront reconnu l'auteur du texte de la pétition...), pour proposer une dénonciation aussi complète du phénomène.
Tel que je vois les choses, cette pétition n'est qu'un premier pas. Les opprimés "qui ne peuvent pas la fermer" dont je fais partie ne peuvent pas se contenter d'une simple dénonciation. Nous sommes en droit d'avoir des revendication face à une question qui provoque des dizaines de milliers de morts par an en France. Nous ne pouvons pas attendre que un à un les labos comme l'ADEME ou l'AFSSET disent timidement à l'État "il y a peut-être un soupçon de problème de santé public avec le Diesel..." ou que l'on en vienne à une crise liée liée au déséquilibre d'approvisionnement entre l'essence et le gazole (nous n'allons pas attendre un nouveau "juillet 2008 !!). Il faut agir avant notre descente du plateau de production de pétrole, avant l'engorgement critique de nos hôpitaux (oops...c'est peut-être trop tard pour ça, surtout si on s'amuse à les fermer les uns après les autres), et remettre les idées en place en chassant les on-dits et les communications mensongères des constructeurs automobiles. En plus d'une campagne de communication, la BAD dont je fais partie ainsi que tous les autres mouvements anti-diesel en viendront à se plaindre directement auprès des médias ou des politiques, assumant un rôle de porte-parole.
Pour ce qui n'auraient pas vu la pétition dans le rétrolien :
http://www.mesopinions.com/contre-le-diesel-qui-est-hautement-cancerigenes-petition-petitions-0da260c877c2ff82a8a460026f161df3.html
Pollution des moteurs Diesel : au tour du NO2 d'être montré du doigt
Contrairement à ce que pouvait laisser mes recherches, les questions de pollution atmosphérique sont toujours au cœur des préoccupations de nos laboratoires, malgré le lobby du Diesel. Et leurs résultats ne sont pas beaux à voir... | |||
| |
Ce polluant se forme dans l'atmosphère à partir du monoxyde d'azote (NO) qui se dégage essentiellement lors de la combustion de combustibles fossiles, dans la circulation routière par exemple. Or, la concentration de ce gaz irritant n'a pas diminué depuis le milieu des années 90 en situation de proximité au trafic routier et pose des problèmes sanitaires en agglomération tels qu'une hyperréactivité bronchique chez les asthmatiques et une fragilisation de la muqueuse pulmonaire face aux agressions infectieuses, notamment chez les enfants. Tandis que des progrès ont été réalisés pour d'autres gaz polluants et les particules, l'Afsset, dont les travaux répondaient à la demande des ministères de l'Ecologie, de la Santé et du Travail, estime que la réglementation européenne EURO sur les émissions des véhicules a pris du retard sur la maîtrise des émissions de NO2 qui n'est aujourd'hui comptabilisé qu'au sein d'un agrégat : les oxydes d'azote (NOx). En effet, dans le cas des motorisations Diesel, la présence de quantité importante d'oxygène dans les gaz d'échappement ne permet pas la mise en œuvre simple d'une catalyse d'oxydation (monoxyde de carbone CO, hydrocarbures imbrûlés) et de réduction (NOx) simultanées comme dans le cas de la catalyse des émissions des moteurs Essence. Seule la fonction d'oxydation du CO et des hydrocarbures est facilement mise en œuvre et déployée dans les filtres à particules peu performants. Selon l'agence, si rien n'est fait, l'application des normes EURO successives sur les émissions des véhicules ne produira pas d'effet significatif sur ce polluant d'ici à 2014 (entrée en vigueur d'EURO VI et EURO 6). Il faudra maintenant attendre 2014 et la sixième génération de norme EURO avec de nouvelles réductions à l'émission sur plusieurs polluants (hydrocarbures et NOx notamment) pour envisager de premiers effets bénéfiques. L'Afsset recommande par conséquent de retenir systématiquement le NO2 comme critère dans toutes les nouvelles réglementations sur les émissions des véhicules routiers. Elle propose notamment de mesurer le NO2 lors des tests sur les véhicules neufs au cours des cycles d'homologation et de le retenir comme un des critères de choix pour évaluer les performances des technologies du moteur et de post-traitement des émissions. Elle préconise également de ne retenir que les filtres à particules les moins émetteurs de NO2, particulièrement lorsqu'ils sont installés sur les bus, les véhicules utilitaires et les taxis. Autres recommandations de l'Afsset sur ce point : renforcer les connaissances dans le domaine de la toxicologie des émissions des véhicules diesels équipés de dispositifs de post-traitement. Enfin, l'agence demande plus largement la mise en place d'un dispositif d'évaluation de l'efficacité des technologies de contrôle des émissions diesel, en se basant sur les expériences déjà conduites en Allemagne, en Autriche, aux Etats-Unis et en Suisse. Selon elle, un tel dispositif prendrait notamment en compte la réduction des particules, la réduction des NOx, la limitation des émissions de NO2 et la résistance dans le temps des performances des technologies. C.SEGHIER | ||
Inscription à :
Articles (Atom)