lundi 19 novembre 2012

Il faut cesser d’urgence la politique de soutien au diesel


Je vous fais part ici de la tribune parue la semaine dernière sur le site de Rue89, rédigée par plusieurs élus d'Île-de-France suites aux décisions décevantes du plan antipollution.

    Alors que la mairie de Paris vient de présenter lors de son dernier conseil son plan antipollution, nous, élus écologistes, rappelons avec force la responsabilité du diesel dans la pollution atmosphérique et l’urgence qu’il y a à agir à tous niveaux pour sortir de cette industrie mortifère.
Depuis trente ans, les constructeurs automobiles français ont fait de la technologie diesel un axe majeur de leur stratégie industrielle et commerciale, et cela avec le soutien de l’Etat. Les niches fiscales favorisant cette motorisation se sont multipliées :
  • moindre taxation du gazole par rapport à l’essence ;
  • défiscalisation des véhicules diesel pour les entreprises ;
  • bonus-malus assis sur les émissions de CO2 pour les particuliers.
Ce faisant, de plus en plus d’automobilistes ont été convaincus, à tort, des vertus du « rouler diesel » comme le démontre la dernière enquête de 60 Millions de consommateurs, rendant le parc automobile français le plus « diésélisé » du monde.

Un scandale sanitaire

Le « roi diesel » est aujourd’hui bien nu... En classant en juin dernier les particules émises par les moteurs diesel comme « cancérogènes certains », l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’a fait que confirmer de très nombreuses études, dont les plus récentes chiffraient à 42 000 par an le nombre de morts prématurés liés à l’inhalation de ces particules et à 6 et 7,5 mois la perte moyenne d’espérance de vie des citadins français selon la ville.
Asthmes, bronchiolites, maladies cardio-vasculaires et respiratoires, le tribut payé aux particules fines émises par les véhicules diesel est lourd et désormais connu de tous.
Ce scandale sanitaire, comparable à celui de l’amiante, conduit en plus les constructeurs et l’Etat français droit vers un crash industriel que pourraient payer au prix fort leurs salariés. Car cette « succes story » du diesel en France, construite sur le déni de la pollution, fait figure aujourd’hui de double peine écologique et économique.

La France bientôt condamnée

Cette situation ne peut durer. Il est temps de voir la réalité en face : parents d’enfants asthmatiques, habitants des agglomérations respirant un air toxique, automobilistes contraints à un usage quotidien de l’automobile, salariés de l’automobile menacés de perdre leur emploi, contribuables floués par des cadeaux fiscaux accordés à une technologie éminemment polluante, nous sommes aujourd’hui toutes et tous, à un titre ou un autre, victimes des nuisances du diesel.
Près de deux millions de Franciliens sont exposés chaque jour à des niveaux de concentration de particules fines dans l’air dangereux pour la santé. En tant qu’élus de l’agglomération parisienne, l’augmentation des pics de pollution ne peut nous laisser indifférents. Coupable de non-respect des normes de qualité de l’air et d’inertie dont il témoigne dans la lutte contre la pollution atmosphérique, particulièrement celle liée aux particules fines, l’Etat français fera bientôt l’objet d’une lourde condamnation par la Cour de justice européenne.
Il est temps d’enclencher un changement radical des politiques publiques et d’apporter des solutions réellement efficaces, tant à la crise sanitaire générée par l’air pollué, qu’à la crise économique qu’affronte aujourd’hui l’industrie automobile.
Le dispositif Zapa (Zones d’actions prioritaires pour l’air) lancé par le précédent gouvernement n’était qu’une réponse imparfaite à la gravité de la situation, ayant surtout vocation à différer l’application de l’amende européenne. Injuste socialement et insuffisant pour améliorer profondément la qualité de l’air, ce dispositif conduisait à une impasse, dénoncée par l’ensemble des collectivités candidates à l’expérimentation.

Nos suggestions au gouvernement

Si le nouveau gouvernement semble disposé à lutter vraiment contre la pollution de l’air, nous demeurons à ce stade dans l’expectative. Car aucune des mesures actuellement annoncées pour lutter contre la pollution aux particules fines, si nécessaires et si contraignantes soient-elles, ne seront à elles seules efficaces si n’est pas simultanément engagée la « dédiésélisation » du parc automobile français.
Les collectivités locales ont besoin de ce signal fort pour pouvoir agir efficacement contre la pollution de l’air. Sans quoi les actions que nous voulons mettre en œuvre ne pourront être que partielles et limitées dans leurs effets, et ne pourront être acceptées par toute une partie de la population pour qui l’automobile devient chaque jour une contrainte plus lourde.
Le message et l’action de l’Etat doivent désormais être suffisamment clairs et forts pour que chacun comprenne que l’avenir de la voiture ne passe pas par le diesel. Pour cela, l’Etat doit prendre des mesures courageuses :
  • supprimer les aides à la diésélisation du parc automobile ;
  • réorienter le système du bonus-malus en intégrant les émissions de particules fines ;
  • dédiéseliser le parc roulant public, comme celui des grands opérateurs sous contrôle de l’Etat (RATP par exemple) ;
  • conditionner toute aide publique à l’industrie automobile à une réorientation avérée de la politique industrielle vers des véhicules sobres et efficaces ;
  • s’orienter vers la neutralité fiscale sur les carburants.
Ce signal politique sera aussi celui du nécessaire changement de perspective pour l’automobile et la mobilité. Sortir de la crise, c’est, pour l’industrie automobile, sortir du diesel et s’orienter d’urgence vers la production de véhicules réellement moins gourmands et moins polluants.
Sortir de la crise, c’est aussi reconsidérer la mobilité et développer de nouvelles offres de transports, vecteurs d’emploi et garants de la sérénité des usagers. Sortir de la crise de l’automobile, c’est concilier droit à la mobilité et droit à respirer un air sain.
René Dutrey, maire-adjoint de Paris en charge du développement durable, de l’environnement et du plan climat ;
Hélène Gassin, vice-présidente de la région Ile-de-France en charge de l’environnement, de l’agriculture et de l’énergie ;
Pierre Serne, vice-président de la région Ile-de-France en charge des transports et des mobilités ;
Denis Baupin, député de Paris, vice-président de l’Assemblée nationale.

lundi 12 novembre 2012

Diesel : un scandale français à interdire en ville!

Après un tel documentaire, chacun y va de son petit commentaire ! Voici celui de mes confrères de VEP :

«Le diesel n’en finit pas de faire polémique. En France, on sait depuis 1983 que l’exposition aux particules des voitures diesel tue : allergies, maladies respiratoires, troubles cardio-vasculaires… au delà de l’environnement, le diesel est un poison pour la santé publique. Pourtant, la convergence d’intérêt des hommes politiques, des constructeurs automobiles et de certaines professions comme les routiers a contribué à l’essor du diesel en France.»

«

Les constructeurs automobile et le lobby diesel

De leur côté, les constructeurs automobiles ont également largement contribué à faire le jeu du diesel. On peut ainsi ajouter à la liste des contributeurs du scandale français autour du diesel le groupe PSA. Jacques Calvet, PDG du constructeur automobile de 1983 à 1997, a invité François Mitterand à maintenir et développer l’avantage fiscal du diesel. L’intérêt était de créer le marché de l’automobile diesel en France pour y développer un savoir-faire industriel en avance sur la concurrence internationale. Cette « distorsion » du marché intérieur ayant pour seul vision la rente industrielle était à minima un manque de prise de conscience de l’état de la science de l’époque, puisque le danger du diesel était connu depuis 1983.
Dominique Voynet, ministre de l’environnement de 1997 à 2001, dénonce ainsi le poids du lobby automobile sur levéhicule diesel, avec M Calvet en tête. Corine Lepage, ministre de l’environnement de 1995 à 1997, dénonce également le poids du lobby diesel dans le démantèlement de la loi sur l’air.

Conséquence : la France dépendante au diesel

Conséquence de cette politique de l’absurde, les voitures diesel représentent 60% des ventes de l’industrie de l’automobile en France (contre 3% des véhicules en 1980). La demande intérieure en diesel est tellement importante que notre pays en importe beaucoup. A l’inverse, nous exportons de l’essence vers les Etats-Unis et le Nord de l’Europe. Une absurdité pour la balance des paiements de la France, déjà rendue déficitaire par l’économie du pétrole.
diesel et essence en france»

Retrouvez l'intégralité de l'article ici !

dimanche 11 novembre 2012

Le diesel, un scandale français...

Ce soir, j'ai eu l'occasion de faire quelque chose d'assez inhabituel, je me suis posté devant le téléviseur familial...allumé. J'ai effectivement regardé la télé ! 

Mais comment cela a-t-il pu se faire ? Moi qui croyait que la télé était sans espoir ? Il arrive (assez rarement, apparemment) qu'il passe des choses intéressantes à la télé, et ce soir c'était la première diffusion d'un nouveau documentaire sur la question du diesel

Ce documentaire est d'un autre niveau par rapport à ce qui s'est fait jusque lors (sauf oubli de ma part) : il dresse un tableau complet de la situation française, son origine (contexte, protagonistes), un (bref) parallèle avec les situations à l'étranger, avec un développement plus complet de la situation au Japon. 

L'accent est mis sur la question sanitaire, très préoccupante, et très concrète. Les enjeux économiques (énergétiques) sont tout juste évoqués pour montrer à quel point on marche sur la tête en France. Ayant étudier la question des perspectives énergétiques mondiales à moyen terme, je m'amuse pas mal de la conclusion des répercutions sur le marché automobile français d'une interdiction du diesel en centre-ville (hypothèse minimaliste). Notre dépendances aux importations russes me fait penser que le «bordel noir», nous y auront le droit de toutes façons, je détaillerais mes hypothèses dans un prochain article.

En attendant, retrouver mes quelques tweets sur le sujet sur le hashtag de la Brigade Anti-Diesel, #BAD ! Je préviens tout de suite, ce n'est pas du grand Live Tweet, puisque je mangeais en même temps....Helmut Rosa avait raison !

lundi 1 octobre 2012

Les effets sanitaires des particules diesel


Dans la série déterrage d'articles, voici venu maintenant une publication du site Notre planète.info, qui résume assez bien les méfaits sanitaires du diesel. En fait, son point fort, c'est de faire la part des choses entre les cancers, les maladies «graves» (mortelles à court terme) et les maladies «que l'on peut se trainer longtemps». Malheureusement, l'article était trop prudent au vue des éléments disponibles lors de sa publication, à tel point que cela se lit au travers de sa version pourtant mise à jour !!

Bonne lecture ! 

Les effets sanitaires des particules diesel : de l'asthme au cancer

Les particules s'immissent dans l'appareil pulmonaire

"Les particules diesel sont capables d'atteindre le parenchyme pulmonaire profond (étage alvéolaire). La "déposition" de ces particules s'effectue majoritairement au niveau trachéo-bronchique et alvéolaire. La déposition au niveau du rhinopharynx est plus faible. Pour des particules de taille supérieure (> 10 µm), une majorité des éléments reste piégée dans les voies respiratoires hautes. Ainsi, les particules diesel constituent un véhicule aérodynamique qui délivre au plus profond de l'arbre respiratoire les composés adsorbés à leur surface." (TISSOT, 1999).
Et sur ce point, "une étude de 1999 (B. RUDELL, A. BLOMBERG, et al.) comparant certains effets biologiques d'émanations diesel filtrées (débarrassées de leur phase particulaire) ou non, confirme que les effets nocifs observés sont essentiellement liés à la phase particulaire (par rapport à la phase gazeuse) de ces émissions. Les composés adsorbés sur les particules semblent être responsables de la plus grande part des effets observés." (TISSOT, 1999)

Le programme de recherche ERPURS

A la demande du préfet de Région et du président du Conseil Régional d'Île-de-France, l'ORS (Observatoire Régional de la Santé) coordonne le programme de recherche ERPURS (Evaluation des Risques de la Pollution Urbaine pour la Santé) qui après une première phase couvrant la période 1987-1992 est en constante réactualisation. ERPURS a pour objectif de mesurer l'impact à court terme de la pollution atmosphérique sur la santé en Ile-de-France. Pour cela, des données sanitaires (hospitalisations, visites à domicile de SOS-médecins-Paris, arrêts de travail...), ont été mises en relation avec les mesures de pollution atmosphérique fournies par AIRPARIF (particules, dioxyde de soufre, dioxyde d'azote et ozone).
Cette étude prend en compte certains facteurs qui pourraient interférer dans la relation entre la pollution atmosphérique et la santé, par exemple les périodes de pollinisation, la météorologie, les épidémies de grippe, les grèves dans les hôpitaux, etc. ...
L'étude pour la période 1987-2000 a mis en évidence un lien entre les variations des niveaux moyens journaliers de pollution couramment observés en agglomération parisienne et les données sanitaires.

Un facteur d'exacerbation des allergies et de l'asthme

Des études de plus en plus nombreuses examinent le lien entre l'asthme et la pollution par les moteurs diesel. Ainsi, une augmentation des admissions hospitalières pour crises d'asthme est observée lors de forts pics de pollution et ceci indépendamment des conditions climatiques (DAMIA, et al, 1999).
Ainsi, chez des populations professionnellement exposées aux émissions diesel (conducteurs de locomotives diesel notamment), on observe le développement d'asthme allergique alors que ces individus sont non-fumeurs et n'ont pas d'antécédents de pathologies respiratoires allergiques. De nombreux travaux expérimentaux sont menés afin d'élucider les mécanismes impliqués mais tout n'est pas encore connu. Cependant, le rôle des particules diesel dans l'exacerbation des réactions allergiques démontré épidémiologiquement semble actuellement être également une certitude expérimentale (TISSOT, 1999).
"Les particules en suspension - aérosols - libérées par la combustion fossile fragilisent l'appareil respiratoire et sont à l'origine de maladies invalidantes. C'est ainsi que, de 1964 à 1990, la prévalence de l'asthme a doublé tant en Grande-Bretagne et en Australie qu'en Afrique orientale." (D. FROMMEL, 1999)
Par exemple, chez des individus asthmatiques, une intensification des crises d'asthme liées aux pollens est observée. Or, quelques travaux montrent que les particules diesel peuvent adsorber à leur surface des allergènes spécifiques de ces pollens et leur servir de véhicule. De plus, Il a été montré grâce à une étude prospective en région parisienne, d'une cohorte que, chez des enfants asthmatiques, des accroissements, même mesurés (de l'ordre de 50 µg.m-3 en moyenne horaire), de dioxyde de soufre et fumées noires pendant la période automno-hivernale étaient responsables de réapparition ou d 'accroissement des symptômes après un délai de 3 à 4 jours ou bien d'augmentation de la consommation médicamenteuse (collectif d'auteurs / Eur Respir J., 1998).

Des particules diesel cancérigènes ?

Les effets cancérigènes font toujours l'objet de quelques études épidémiologiques dont les résultats confirment un risque accru de cancers pulmonaires pour des populations professionnellement exposées aux émissions des moteurs à combustion. Ces effets semblent se confirmer également expérimentalement mais certains résultats sont parfois contradictoires comme en témoigne des études de cancérogenèse expérimentales qui ont été menées sur des rats. VALBERG et al. (1999) ont ainsi montré qu'il n'existe pas d'association statistique entre l'exposition à de faibles concentrations (0-3 µg/m3) en particules diesel et le développement de tumeurs. Le seuil théorique calculé se situe à 600 µg/m3. Si l'on se rapporte aux valeurs environnementales et aux doses journalières admissibles, il faudrait une exposition supérieure à celle d'une vie humaine (en moyenne) pour observer un effet cancérigène.
Ainsi, "il est couramment admis par la communauté scientifique que les particules diesel sont responsables de la cancérogénécité expérimentale des émissions diesel" (SFSP, 1996)

Dès 1988, le Centre International de Recherche sur le Cancer classait les émissions Diesel comme « probablement cancérogènes » (groupe 2A). Depuis, de nouvelles évaluations ont été menées, notamment chez les travailleurs au contact de ces rejets (garagistes, routiers, mineurs...). Celles-ci ont dégagé suffisamment de preuves quant au caractère cancérogène des émissions de Diesel. Par conséquent, les émissions diesel ont été désignées comme « cancérogène pour l'Homme » (groupe 1) en juin 2012.
Les cancers induits par les émissions Diesel sont le cancer du poumon (preuves suffisantes) et implication dans le cancer de la vessie (preuves limitées).

Autres effets pathologiques

Quelques études se penchent sur des effets autres que respiratoires des particules diesel.
Les organes concernés sont l'appareil reproducteur, la peau et le système cardio-vasculaire. En ce qui concerne les deux premiers types d'organes, les travaux menés demeurent encore insuffisants pour attester de façon sûre des conséquences des particules diesel. Toutefois, elles sont également suspectées d'avoir un rôle dans la potentialisation d'affections cardio-vasculaires chez des sujets prédisposés.
Parmi les résultats de l'étude ERPURS, on peut noter une corrélation entre l'augmentation des concentrations en Fumées Noires et les hospitalisations pour causes cardio-vasculaires.

fumées noires et hospitalisationsCourbe dose-réponse entre les fumées noires et les hospitalisations pour causes cardio-vasculaires (1987-1990)
Crédit : ORS in PRQA, 1999

Conclusion

Ces quelques extraits d'articles exposent bien la nocivité des particules et notamment celles issues de moteurs diesel. Par contre, nous ne pouvons encore affirmer que ces dernières seraient cancérigènes, tout en notant les préoccupations des spécialistes.
Au final, les études épidémiologiques fournissent suffisamment d'éléments attestant le lien entre la morbidité et la mortalité cardio-pulmonaire et une exposition au carbone noir. Les études toxicologiques indiquent que le carbone noir pourrait opérer comme transporteur universel d'un large éventail de produits chimiques à toxicité variable pour le corps humain. Quoique le carbone noir ne soit peut-être pas un élément majeur et directement toxique des particules fines, le fait de limiter l'exposition aux matières particulaires contenant du carbone noir devrait permettre de limiter son impact sur la santé et contribuer à endiguer le changement climatique (OMS, 2012)

via http://www.notre-planete.info/environnement/pollution_air/dieselsante_2.php

lundi 24 septembre 2012

Vers l'interdiction du diesel....

....sous certaines circonstances. Mais c'est un bon début ! 


Deux politiques se sont exprimés en faveur d'une interdiction :

"Le danger que font peser les particules fines sur la santé de nos concitoyens n'est plus une hypothèse mais une vérité scientifique (...) Je propose d'avancer vers l'interdiction de circuler aux véhicules diesel dans la capitale", écrit sur son blog le député de Paris, qui est médecin.
M. Le Guen suggère que les "Franciliens fragilisés par la crise et qui n'ont d'autre choix que de recourir à leur voiture diesel pour venir travailler" bénéficient d'une "politique de soutien renforcée" pour remplacer leurs véhicules.
Près de 12 millions de Français ont vécu en 2011 dans des zones où la pollution aux particules fines PM10 (inférieures à 10 micromètres) a excédé les normes européennes, selon un bilan annuel du ministère de l'Ecologie.
Emises par la circulation en ville mais aussi par le chauffage au bois, l'industrie et l'agriculture, les particules fines seraient à l'origine de 42.000 décès par an en France.
La lutte contre la pollution de l'air sera au menu de la Conférence environnementale des 14 et 15 septembre, organisée par le gouvernement.
Le ministère de l'Ecologie réunira aussi le 20 septembre sept collectivités volontaires pour expérimenter des "zones d'accès prioritaires pour l'air" (ZAPA), où l'accès des véhicules les plus polluants serait restreint : Paris, Saint-Denis, Lyon, Grenoble, Bordeaux, Clermont-Ferrand et Aix-en-Provence.

De son côté, Jean-Vincent Placé demande que, dans trois ans, il soit interdit de circuler avec des voitures diesel dans les grandes villes.

Sur Europe 1, le président du groupe EELV au Sénat, a demandé vendredi, jour d'ouverture de la conférence environnementale, qu'il soit, dans trois ans, interdit de circuler avec des voitures diesel dans les grandes villes.

"Ce sont des mesures notamment européennes qui commencent à se mettre en place et nous, comme souvent, nous sommes à la traîne", déplore l'élu de l'Essonne. 

Faut-il  interdire ce carburant ? "A terme oui, bien sûr", a répondu le responsable d'Europe Ecologie-Les Verts. "Premièrement, il y a des niches fiscales qui favorisent le diesel dans notre pays et celles-là, il faut progressivement les supprimer. 

J'en ai parlé à Jérôme Cahuzac", ministre du Budget et "il n'a pas été très réceptif. Le débat parlementaire, j'espère, fera avancer la cause".

Le sénateur écologiste a aussi pointé "la fabrication par Peugeot - sans vouloir les accabler- de voitures hybrides diesel". Ce sont "deux messages contradictoires ! Ca devient ridicule".


Désolé de relayer ces informations avec autant de retard et aussi peu de commentaires, ma rentrée a malheureusement été trop chargée. Ce sont autant de vies que je n'aurais pas contribué à sauver (pour rappel, le diesel tue 120 personnes par jour !!!), notre système de censure par l'usure est d'une efficacité diabolique (je ne développerais pas cette assertion, ce serait trop long et ce n'est d'ailleurs pas l'objet de ce blog). 

Une fois mon retour à l'équilibre, vous aurez le droit à de vrais articles écris de ma mains, et même à des dossiers approfondis !

dimanche 26 août 2012

Polluants Diesel

Au départ, je voulais faire un tableau recensant tous les polluants liés à l'automobile (au fonctionnement du moteur de ces véhicules, hors fabrication et «rebut», hors accessoires, dont la clim...). Et dans ce cadre là, force est de constater que le diesel laisse très peu de place aux autres. 

Pour tout vous dire, il m'a fallu pour briser ce monopole de la pollution, parler des poussières de freins et des particules liés au roulement (ici des pneus), mais gardons à l'esprit que cela concerne autant l'automobile (diesel, électrique, GPL et essence)...Que tous les autres moyens de transports terrestres, comme me l'ont «gentiment» rappelé quelques une de mes sources !!

En parlant de sources, j'ai pris le parti de publier avant de compiler les plus pertinentes en vue de publication, car cela retardait d'autant la sortie du billet. J'ai un point de consolation, à savoir que beaucoup de ces données sont très facilement vérifiables sur le net, alors faites vous plaisir !!




samedi 18 août 2012

La Russie plus grand pollueur au pétrole au monde, et alors ?

Même si j'ai quelques articles en retard, je ne résiste pas à l'idée de partager celui-ci découvert à l'instant, pourtant pas vraiment dans le sujet. Le lien est repris en fin de billets pour les allégiques aux rétroliens.

Comme ce n'est pas à priori dans le sujet, je n'en cite qu'un extrait :


"Partout des rivières de pétrole"

Le commentaire de l’ancien ministre des ressources naturelles Iouri Troutnev, cité par le quotidien Vedomosti, est lapidaire : « La terre est pratiquement gorgée de pétrole. Nous n’avons pas eu besoin de chercher les zones polluées. Ce qu’il fallait chercher, c’étaient les zones épargnées. Partout, des rivières de pétrole, des lacs et des étangs de pétrole, des traces de pollutions non réparées » expliquait-il au retour d’un voyage sur place en avril dernier.

Des oléoducs vieilissants
La Russie figure parmi les plus gros pollueurs du monde, avec environ 1% de sa production annuelle dispersé dans la nature, soit 5 millions de tonnes. Une grande partie de l’infrastructure a été construite à l’époque soviétique, où la protection de l’environnement était secondaire. Des oléoducs vieillissants et soumis à des conditions climatiques extrême provoquent des fuites accidentelles fréquentes. « Le gouvernement n’a toujours pas mis au point un mécanisme stimulant les investissements vers la modernisation de l’infrastructure » souligne un ingénieur pétrolier russe. « Les sanctions restent minimales. Les groupes privés font des efforts car ils craignent de perdre leurs licences. Mais Rosneft ne craint rien ».

Donc, les Russes polluent beaucoup avec leur pétrole, qu'est-ce que ça peut nous faire [nous Français bien en France qui avons déjà pas mal à faire avec notre gazole] ? Et bien justement, c'est là où le bas blesse, ce n'est pas notre gazole (pas au départ en tout cas) ! À cause de ses vingt millions (oui vous avez bien lu, 20 000 000) de véhicules particulier roulant au gazole, la France ne produit évidemment pas suffisamment de gazole avec le pétrole qu'elle importe !!! Et ce malgré les diverses tentatives effectués sur le raffinage, qui ont couté pas mal d'argent. 

Nous devons donc importer des surplus de gazole raffinés, et au passage, céder des excédents d'essence raffinés également.

Vous l'avez compris, je ne vais pas parler du coup de l'opération ici (ce sera l'objet d'un article dédié), mais on devine intuitivement qu'on ne fait vraiment pas une bonne affaire, comme le notait au passage Yves Lenoir. Non. La question que je vous pose ici est : qui est notre principal fournisseur de gazole raffiné ? Allez, je vous le donne en 1000...